Rue du temps suspendu

Les copains, aujourd’hui on va encore reparler boulot. Je sais, ça vire limite à la névrose obsessionnelle ce truc, mais je crois que c’est l’effet no holiday qui commence à me taper sur l’occiput. Enfin.
Dans la rue où je travaille, il y a un magasin très étrange. Une sorte d’échoppe 40′s, à l’époque où ils connaissaient pas les vitrines minimalistes genre Sonia Rykiel. Non, à l’époque ils peignaient directement ce qu’ils vendaient sur le mur. Comme ça c’était plus simple : si tu voulais diversifier ta marchandise, tu pouvais pas, ou alors fallait te coltiner l’effacement et le rafraîchissement du pinceau. Une boutique tout le temps fermée, spécialisée dans des alcools que presque plus personne ne boit, donc que plus personne n’achète. Ils sont tellement plus du tout up-to-date que le numéro de téléphone est encore à 8 chiffres.


Il est de notoriété publique que Paris est la ville des névrosés. C’est bien beau d’avoir un salaire 15% supérieur à la province, d’avoir les tendances avant tout le monde, de profiter de toutes les sorties culturelles et de la Foire du Trône, mais ça ne garantit pas que dans nos têtes, ça soit bien clair.


