L’espadrille

L’avantage de se casser d’une agence fin juin, c’est que tu rentabilises tout de suite la prime de départ dans les soldes. Mettre de côté pour se prémunir des jours de vache maigre à cause de la crise ? Ah oui, tiens, j’avais pas pensé que ça pouvait servir à ça aussi.
Sur ces entrefaites introductives qui traduisent une mentalité un peu hum-hum, faut que je te cause espadrilles.
A Paris, l’espadrille est une mission de service public : celle du bon goût pédestre. L’été à Paris, c’est une palanquée de touristes. Dont certains, malheureusement, sont situés dans le triangle marron de l’horreur modesque : Angleterre-Allemagne-Pays Bas. Tu sais, le genre à porter de la chaussette de tennis dans la sandale. Or donc, si l’on baisse les yeux pour regarder les pieds des passants, y’a que deux modèles de chaussures estivales sur les arpions masculins : la claquette et la Birkenstock.





