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Sophia, le retour

Toc toc,

Vous vous souvenez de Sophia, la trentenaire CSP+ ? La dernière fois, je vous avais laissé au beau milieu d’un abyme d’incertitudes. Quoi ? Toute cette approche subtile pour pas une galoche ? On se serait cru dans une mauvaise série française, que tu t’écriais devant ton écran. Oui mais, comme le disait la Blonde, faut pas mettre tous ses œufs dans le même coquetier (à peu près) : sur le terrain de bataille, y’a ouvrir une brèche et gagner la bataille, et un échange salivaire aurait été prématuré.

Tant que j’en suis aux cassdédi, je fais un big up blogo à Ginie qui s’interrogeait sur le fait de savoir si la Sophia était du genre équin. Vu la photo d’introduction, y’a de la coïncidence fortuite.

Donc, je te passe les détails du retour. Tu as juste l’impression d’être un officier se retirant dans sa tente pour préparer la prochaine bataille, avec un curieux mélange de sentiment du devoir accompli et de frustration de ne pas avoir pu en découdre plus longtemps. Mais il ne faut pas confondre vitesse Arnhem (ah oui, j’avais oublié la cassdédi pour Osmachin) et précipitation.

Quand tu reviens de ton premier rendez-vous, tu dois te coltiner le débrief réglementaire. Je n’ai jamais vraiment compris cette tradition d’échange d’amabilités : je veux dire, on se voit, on se dit au revoir et merci, pourquoi se redire merci une journée plus tard ? Et au final, c’est complètement vachard cette étape obligée : seul devant ton iPhone, tu es vite tenté de commander un bombardement massif de textos B52 sur les positions ennemies. Mal t’en prendra, car si tu te montres affamé, l’adversaire fuira le combat.

Quelques jours après, j’ai donc proposé un nouveau rendez-vous à Sophia. Erreur de jeunesse, sans doute, car je lui propose d’aller d’abord au cinéma avant d’aller dîner. Très casse-gueule, le cinéma. On ne fait rien de plus banal, donc potentiellement de plus ennuyeux. Mais après tout, je me dis que toute la difficulté réside dans la capacité à sublimer ce qui est commun.

Rendez-vous pris donc vendredi. Sophia ne sait rien hormis le fait que nous allons au cinéma : ni où, ni quoi. Pour le coup, ce sera rive gauche. Et alors qu’elle se concentre pour se souvenir de la programmation du MK2 et du Gaumont, nous arrivons devant une petite salle de quartier, quasi miteuse, où l’on passe un vieil Hitchcock : surprise assurée. Dans la salle, des fauteuils rapiécés, une issue de secours qui clignote. Nous sommes presque seuls : un couple au fond, là-bas, des touristes étrangers derrière nous, et deux-trois cinéphiles de la première heure venus là avaler pour la vingtième fois Fenêtre sur Cour.

Le film dure 1h52. Nous nous tenons la main pendant 1h32. Je ne sais toujours pas pourquoi, depuis.

La pluie de novembre et le froid qui mord les mollets nous accueillent en sortant. Pourtant, avec Sophia je décide de continuer à déambuler rive gauche. Sur le boulevard Saint-Michel, on discute de notre avenir professionnel. A Odéon, on se complimente. Au feu rouge rue Saint-Jacques, je me fais subtilement embrasser dans le cou, puis plus rien. Affamés et assoiffés après une heure, nos pieds nous ont portés devant le Twickenham, un bouge anglais qui recrache ses derniers clients. De justesse, ce sera vin rouge et fromage pour égayer une discussion profonde sur la vie sentimentale des CSP+ trentenaires.

Je ne vous le cache pas plus longtemps : premier baiser boulevard Saint-Germain, à la sortie. Premier vrai baiser rue du Four : un baiser de cinéma ? Il n’y aura rien d’autre ce soir.

La prochaine fois, les copains, ce sera l’épisode final : comment j’ai été un toyboy !

pagerule

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#2 — Eviter les canards
#1 — Savoir quand c’est plié

Du cabas pour homme (et autres considérations aéroportuaires)

Il est un fait de notoriété publique sur ce blog : le sac à main est un accessoire indispensable de la garde-robe masculine. C’est la raison pour laquelle il faut militer pour l’inscrire au rang des grandes causes mondiales. Je veux dire, à quoi ça sert de faire de 2009 l’année mondiale de l’astronomie si c’est pour aller causer avec des extraterrestres et des supernovas ? (Je suis passé par les escalators de Montparnasse l’autre jour, c’est pour ça que j’ai une passion subite pour Hubert Reeves et les bouts de cailloux à des années-lumière de mon salon).

Ça tombe bien, je ne suis pas seul dans ce combat. La jeune marque Estime te propose moult maroquinerie spécialement pour les hommes, du 24h, du 48h, de la housse d’iPhone, et caetera (le Gaffiot est mon livre de chevet en ce moment, j’en suis à la lettre K comme koalus, i, masc.)

Tiens, parlons peaux de bête. Si comme moi tu es un vagabond de l’Internet, un SDF de l’informatique, et que tu t’es très vite aperçu de l’intérêt très limité de l’ordinateur de bureau en déplacement, tu considères avec grand soin l’idée d’investir dans une housse d’ordinateur. Du coup, tu pourras être intéressé par le modèle Luxembourg, qui présente l’avantage de :

1) Protéger ton MacBook chéri

2) Ne pas sacrifier au style puisque le modèle est un slim qui évitera l’effet bibendum a bout de ton bras

3) Ne pas te donner l’air con quand tu seras assis à côté d’un businessman à Roissy puisque tu pourras y glisser à l’arrière la dernière édition des Echos (oublie juste pas de cacher un Teknikart entre les pages, sous peine de passer un voyage très long à t’informer sur les plans de restructuration du secteur minier en Argentine)

Je trouve dommage tout de même qu’il n’y ait pas d’anses sur ces housses, ça donne tout de même tout son sens au sac masculin, qui joue sur les codes androgynes. Du coup, si vraiment tu es intransigent de la poignée, tu peux passer au modèle plus gros, le 24h.

En cette période de fêtes, ce n’est pas tout. Les copains (et les copines qui avez des copains à qui vous faites des bisous), veuillez trouver ci-joint à découper un bon de réduction de 10 euros à valoir sur toute la collection Estime en tapant UBERP280 (suivez bien les pointillés). Ah, et puis un dernier conseil : si vous prenez la housse pour iPhone, n’oubliez pas qu’on ne la clipse pas à la ceinture. La police maroquine est sur les dents en ce moment…

Article sponsorisé

Rétro Shoe Crush, by Joseph Fenestrier

Les amis, l’heure est solennelle. C’est le temps de Noël, des chocolats, de l’amitié, de la famille éparpillée aux quatre coins de la France mais qui se retrouve pour passer les fêtes de fin d’année, compter les centimètres en plus d’Yseult, les dents en moins de Søren, pleurer le tsunami capillaire sur la tête à Jean-Louis ou la ola permanente que fait la cellulite de Marie-Louise. La magie de Noël.

Mais non, bordel, tout ça c’est que du vent. A Noël, on se transforme. ON VEUT DU CADAL ! D’accord, mes parents ont compris qu’ils ne pouvaient plus me prendre pour un teubé après l’âge de 6 ans avec cette histoire de gros barbu qui se faufilait dans le conduit de la cheminée, même dans un grand appartement rive droite. Mais je veux dire, j’ai quand même continué à faire des wishlists tous les ans pour les Père Noël de substitution qui se trouvaient être mes amis et proches.

Et là, je vous le dis net : ma wishlist se remplit. Grâce à Joe, je découvre la nouvelle collection Joseph Fenestrier. Et surtout deux modèles incontournables : la Didot et la Bogart.

Mais oui, tu ne t’y trompes pas, ce sont bien les chaussures d’Edgar dans les Aristochats ! La preuve.

Je sais pas vous, mais j’ai une tendresse particulière pour ce genre de pièces des dressings Belle-Epoque. Les Bogart s’approchent des Balmoral et les Didot des godillots d’antan, que tu retrouves toujours dans ton grenier la semelle ouverte et le lacet raplapla. Ça me fait penser qu’un jour, il faudra sérieusement remettre à la mode le port des guêtres, dans un look casual chic par-dessus des bottines. Coupé avec un caban et discipliné par un parapluie Burberry, le style old fashioned a de quoi remplir du podium.

Je vous tiens au jus quand j’ai des news du come-back de la perruque poudrée, promis. En attendant, j’ai trouvé mon cadeau de Noël. Si vous vous sentez l’âme dispendieuse, tu me mailes et on se fait une Christmas Formal Party comme à Oxford.