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Articles qui parlent de élégance

Sois chic, bordel »

[20 avr 2010 | 5 commentaires]

le bossu lagardère si tu ne viens pas à lagardère, lagardère ira à toi botte de nevers lagardère paris racing escrime

Hé, vous savez quoi ? Ça fait genre 6 mois que j’ai repris l’escrime.

Depuis trop longtemps, on me disait : « Si tu ne viens pas à Lagardère... » Et pourquoi que j’irais pas ? T’es con, lui. Depuis qu’il a paumé sa botte à Nevers, il a l’air furax, le bossu de Notre-Dame (de La Garde). Mais j’ai pas cru à ces menaces, et finalement, venir à Lagardère, c’est simple si tu prends le métro.

Trêve de galéjades. Au Lagardère Paris Racing, tu rigoles plus du tout.

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Sois chic, bordel »

[29 jan 2010 | 11 commentaires]

chaussettes archiduchesse

Tu n’as pas le droit de lire ce billet si ta fourche a langué sur le titre. Je suis désolé de devoir faire de la discrimination à l’élocution, mais sur le mois de janvier, mon serveur est au bord du nervous breakdown. Quel titre à la con n’empêche ; j’en conviens.

Les chaussettes, c’est un peu l’oubliée du dressing. Elle ne se voit pas, n’a qu’un rôle utilitaire, aka the big rempart contre les ampoules et les arpions qui fouettent, et coûte tellement peu cher qu’on se dit « à quoi bon, à quoi bon se différencier sur ce terrain-là ? ». Or, détrompe-toi, la chaussette est aussi un élément essentiel de ton style, si tu prends bien soin d’éviter les motifs floraux ou cartoonesques (i), si elle n’est pas blanche (ii), et si elle correspond à ton look du jour. Inutile de préciser que les chaussettes de tennis sous un jean bien coupé, ça fait un peu mauvais genre.

Et puis, surtout, la chaussette souffre d’une horrible réputation : on ne peut pas lui faire confiance. On la trimballe partout, on l’emmène au cœur de notre intimité en la roulant en boule sous le lit pour qu’elle puisse tout entendre de nos confidences nocturnes, et tout ça pour quoi ? Pour qu’elle finisse, un beau matin où l’on est en retard, par se trouer au bout du gros orteil sans crier gare. Alors, je sais bien que ces mesdames vont pouffer sous leur cape à cause que les collants, c’est quand même une autre paire de manches mon coco (pour celles qui les enfileraient par les bras), mais force est de constater que la chaussette, elle nous oblige à la laisser tomber comme une vieille (chaussette). Comme quoi, les proverbes ont un fonds de réalité.

chaussettes archiduchesse

Si je vous parle de ça, c’est parce que, l’autre jour, j’ai aligné les ronds pour acheter de la chaussette. Attention, pas de la noire basique qui terminera en cireuse à grolle. Non, de la colorée, en coton épais, chez Archiduchesse. J’ai pas encore osé le vert Stabylo et l’orange MoDem, mais ça ne saurait peut-être tarder. L’avantage de la chaussette de couleur, c’est le gain de temps réel pour les trier et les ranger. Enfin, je ne vais plus avoir à me demander le matin si je dois chercher son double à la chaussette ou si j’ose effrontément le dépareillage (dans la même couleur, faut pas déconner). Pour le moment, rien à redire sur la qualité. Mais l’on verra à l’usage. Par contre, niveau respect du proverbe, on repassera : les chaussettes Archiduchesse ne restent pas sèches, archi-sèches, quand tu poses ton pied gracile sur le sol mouillé de ta salle de bains. Vais les google-bomber, je crois bien, devant tant de scandale.

Je vous aurais bien collé de la photo des dits cache-pieds portés, mais tant d’emballement pour de la chaussette, je me suis dit que je devenais taré.

How to seduce a lady CSP+ ? »

[21 déc 2009 | 13 commentaires]

La dernière fois, on avait laissé l’affaire en plein milieu d’un baiser de cinéma rue du Four (alors qu’il faisait froid). Aujourd’hui si tu veux bien, on va enfin finir cette histoire de toyboy. D’autant plus que y’en a qui veulent du cul, ici.

Il y a beaucoup de mythes autour de la dolce vità du toyboy. En fait, cela ne diffère pas vraiment d’une relation avec une différence d’âge plus classique. On est vraiment, vraiment très loin du petit jardinier de Gabrielle Solis. Ne serait-ce que parce que la CSP+ est célibataire : cette amourette, même déjà vouée à l’échec par avance, ne sera pas vécue comme un moment de récréation pour fuir Carlos et sa jalousie. C’est le côté un peu surréaliste de la chose : on s’investit dans de l’éphémère, un peu comme un pilote d’avion avec les deux moteurs en feu qui chercherait le meilleur angle pour faire le plus de morts possible, tant qu’à faire.

Social. Le toyboy, inexistant pour le banquier ? Sauf à sortir avec un mineur ou un tout juste étudiant, rien ne justifie pour la CSP+ d’entretenir son jeune amant. Quand j’étais avec Sophia, je n’étais ni l’un, ni l’autre, plutôt entre l’étudiant fauché et le jeune actif , et de toute façon, je n’avais pas le tempérament à me faire entretenir. Restaurants, cinés, cafés, on a (presque) tout partagé avec Sophia. Du moins, comme elle n’était pas du genre à prouver son indépendance en exigeant le moit-moit, j’ai plus souvent eu plaisir à l’inviter. Ouais, je l’entretenais quasi.

Gestion des agendas. Les horloges biologiques désynchronisées entre une trentenaire célibataire qui pense mari et enfants, et un jeune homme sans recherche sentimentale précise, je savais. En revanche, les horloges naturelles, celles qui comptabilisent les heures de sommeil, qui prévoient les matins stressants à devoir lutter contre un poids mort dans son lit qu’on ne peut pas laisser chez soi ni mettre dehors trop brutalement, et qui font presque prendre rendez-vous pour passer du temps ensemble, je ne connaissais pas. Avec Sophia, c’était l’éminent problème. Curieusement, de nombreuses fois il a fallu que je la raccompagne chez elle en fin de soirée sans pouvoir y dormir car, comme elle le disait, elle avait « école » le lendemain. C’est assez bizarre de se dire que question extinction des feux, tu es beaucoup plus intransigeant que lorsque tu es plus jeune.

Sexe. Quel homme n’a jamais secrètement fantasmé sur des femmes âgées de dix années ou plus ? Alors pour sûr, il y a le mythe de la femme mûre, donc expérimentée, qui connaît son corps, donc créative, qui est plus âgée, donc qui prend l’initiative. Sauf que ça n’existe pas vraiment. Il y a des conventions sexo-sociales qui font que l’homme est toujours chargé d’assurer le service au début. Pour roder la confiance, on repassera. C’est que ça intimide toujours un peu de se retrouver en face d’une trentenaire qu’on imagine hyper épanouie. Au final, comme dans toutes les relations, il y a un temps de rodage au pieu, et si la relation ne dépasse pas ce temps, on reste sur sa faim.

Ouh là, faut pas vous inquiéter du billet en mode amertume, c’est juste pas la grande forme aujourd’hui ! Avec le recul, cette histoire laisse de très bons souvenirs, naturellement. Ah et puis, faudra aussi que je vous entretienne de comment rompre avec une CSP+. Sophia et moi, on s’est quittés il y a quelques années, quelques jours avant Noël (genre vraiment quelques) (genre l’avant-veille, quoi).

pagerule

Retrouve tous les épisodes de la série

#4 — Comment j’ai été un toyboy
#3 — Fenêtre sur cour ouverte sur le cœur
#2 — Eviter les canards
#1 — Savoir quand c’est plié