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Le jour où j’ai mangé des kanelbullar

La belle brochette pour les presque 44 ans de la Mimi ! Vise donc que chacun a tété de la roteuse de rouge ou de blanc.

Il y eut donc l’Alexiane, la Miqueline, l’Osmachin qui ne savait pas qu’on s’était déjà passés un coup de bigot, la Plastie qui n’a pas su déboucher un Côtes-du-Rhône au tire-bouchon pour filles, le Carpe Webem qui n’a fait rien qu’à m’insulter et qui casse les verres (c’est lui ! c’est pas moi !), la Clyne qui dort avec les poules, la Floriane qui dort avec les poules qui ont la permission de onze heures, l’Amelimelo, la Violette, le Rocknrobot, et la Manou18 qui n’aime pas la cannelle.

Car oui, j’ai pu approcher de près les kanelbullar, aka l’Arlésienne de la blogo parisienne. Et vous savez quoi ? C’est bon. Ah, et au pluriel, ça se dit kanelbull (environ).

J’ai toujours des analyses pertinentes.

David Bivas feat. Snoop Dogg fail, figurines Twitter, Madame Kévin (YWE #9)

Je suis tombé du lit ce matin, du coup je me suis dit — juste après avoir crié « Aïe » — que ça serait sympa de se refaire un petit Yes Week-end. Juste comme ça, pour voir ce que ça fait, entre une bouchée de croissant et la lecture de Voici (ou du Parisien, on est pas sectaires).

Moquerie du web. Vous le savez si vous lisez souvent les YWE, le web est le terrain privilégié de la langue de pute 2.0. Je ne sais pas combien de sites, blogs et tumblr je vous ai offerts qui faisaient dans la moquerie. L’autre jour, on a causé de moustaches et de seins mais de manière comique, même que certaines ont pas compris que c’était que de l’humour tout cet enrobage scientifique. Moralité : quand ça devient pseudo-sérieux sur Überparisians, on a l’impression d’être dans un bar PMU de la banlieue désindustrialisée de Maubeuge.

Aujourd’hui, j’ai deux moqueries pour vous. La première m’a été gracieusement offerte par Marion, et elle rit des catastrophes bronzatoires. Y’a de la jolie collection de teints carotte, sous le patronage de Valentino. En ces temps de fêtes de fin d’année, j’espère que ça vous découragera d’aller rôtir au soleil à Saint-Barth.

La seconde est un peu plus « rhooooo ». Vous vous souvenez de ce jeune homme il y a une semaine qui réalisait un four interplanétaire au Petit Journal ?

Eh bien, figure-toi que malheureusement pour lui, Internet se déchaîne contre ce pauvre David Bivas. Ah oui, car on a retrouvé son nom, et certains facétieux lui dédient de nombreux remix, des groupes Facebook, des Fan page à sa gloire, jusqu’à une page wikipedia, et l’on peut même créer son propre remix. Il va lui falloir du temps pour vaincre l’ogre Google…

Cadeau. Si vous ne savez toujours pas quoi offrir à votre petit neveu ou votre petite nièce pour Noël, essayez les figurines Twitter. Bientôt la Barbie Twitter, celle qui ne raconte que ses manucures et qui RT sans rien comprendre ?

Anniversaire. J’espère que vous avez bien compris que jeudi, c’était l’anniversaire de Madame Kévin et que, pour l’occasion, Izzie et quelques blogueuses lui ont souhaité son bloganniversaire. Donc, encore une fois, joyeux cinquantenaire à Madame Kévin ! (âge forfaitaire attribué en absence de précisions)

pagerule

Les autres YWE :

#8 — Petites annonces, subprimes, dico pour enfants, mug de pute
#7 — Antiduckface, concert U2, humour geek
#6 — Trussardi et geek pervers
#5 — Cuisine créative et Surpat’
#4 — Danette : Mission Barquette
#3 — Twitter, Gros cul, Géopolitique
#2 — Désirs d’endive, The Marshmallow Experience
#1 — Little Marcel, Humbug, 09.09.09…

Melon blogosphérique et new modesty

C’est pas le tout de jouer les snobs à la ville, il faut aussi savoir l’être derrière l’écran.

Depuis que les machins sociaux ont essaimé partout dans les journaux, jusqu’aux magazines féminins qui donnent chaque semaine l’impression d’être la poule qui est tombée sur un ver et qui caquète à qui veut l’entendre sa trouvaille (typiquement Elle), tu ne peux plus passer une journée sans en entendre parler.

Seulement, le travers des réseaux sociaux, c’est le mode gros melon que tu développes systématiquement. Ah ça, sur Twitter, y’en a qui sont champions pour nous donner de l’opé par-ci, de la VP par-là, pour transformer leur timeline en Voici version me, myself and I. Mais le phénomène n’est pas propre à Twitter, et si vous remarquez bien vos amis Facebook, il y en a toujours au moins un dont la vie doit être tellement hype vu l’activité de ses statuts : on se demande comment il fait pour être à Miami la veille et à Osaka le lendemain, mais bon.

La vantardise, c’est l’ornement chic de ceux qui s’imaginent qu’il est indispensable. On s’excuse, mais l’élégance, la distinction, elle passe avant tout par la new modesty (love you Karl), et le tuning, c’est toujours hideux, que ce soit sur Twitter, sur sa voiture, ou sur son look (sauf si vous voulez ressembler à une vamp).

En cinq points, comment appliquer la new modesty sur les réseaux sociaux :

1) Un gramme de chic n’égaye jamais un kilo de banalité. Vous connaissez la règle du caviar et de la boue. Surjouer le côté hype de sa vie est un jeu risqué. Quel intérêt de se prendre en photo avec des fringues équivalent au PIB du Nicaragua si vous habitez dans un 13m² avec un lit en mezzanine pour gagner de la place ? Pourquoi narrer la flopée d’opé auxquelles vous assistez grâce à votre blog, vos lunches-to-be avec les barons de la blogosphère si vous êtes présentement chômeur ? La tendance est un mode de vie et de consommation, pas un badge accroché au chandail.

2) Le web est une agora, pas une cour. A voir certains blogs et certains comptes Twitter, le contenu est désespérément vide, bloqué sur courant alternatif : un compte-rendu d’opé, une invitation VP, et de temps en temps un message d’excuse en forme de listes de courses pour se dédouaner d’être peu présent. « Mais que voulez-vous, j’ai fait tant de choses intéressantes ». Un peu de modestie impose de ne pas s’abaisser à solliciter les compliments flatteurs de ses lecteurs-adulateurs, mais de se remettre en question à chaque billet.

3) Démarque-toi ou passe ton tour. On ne va pas refaire le débat. Sur Internet, il y a les passeurs d’info, et ceux qui tentent modestement de produire de la valeur ajoutée. Ici, une règle : il n’y a pas de sujets du moment dont il faut parler, seulement des sujets du moment dont il faut parler et sur lesquels on a quelque chose à dire.

4) Show few, attend plenty. L’absolu du chic est de ne parler qu’au compte-gouttes de votre vie. Que représente pour vous une invitation en opé annonceur : un miracle inespéré ou une banalité quotidienne ? Soyons sérieux, qui tweete ses excursions à la boulangerie Eric Kayser ?

5) On n’oublie pas ceux qui savent se faire oublier. Avez-vous remarqué comme chez certain(e)s, le même événement peut-être pré-tweeté, live-tweeté, et post-tweeté ? A croire que l’égocentrisme pousse à vouloir attirer continuellement l’attention sur soi. Au final, ce n’est pas de l’admiration qu’on suscite, mais de l’empathie : mégalomanie mal maîtrisée égale confiance dans les chaussettes.

Et vous, vous êtes gros melon ?

Si j’arrive à faire des photos correctes, demain on va
causer de comment être hype en buvant du thé.

Photo FlickRTim Lawrenz