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Moi la réforme des retraites, je suis contre

fraises

(Là, ce sont des fraises non sucrées. C’est une allégorie de l’expression « sucrer les fraises », qui veut dire en gros que t’es super gâteux et que y’a qu’à te coller un pot de Canderel (ou d’aspartame, les vieux sont diabétiques) dans les mains pour que ça sucre un saladier tout seul. T’en déduiras que cette image représente l’état actuel de la population française, qui risque de devenir gâteuse avec la réforme des retraites. Eh ouais, on est pas la moitié d’un imbécile ici.)

Sur ce blog, on est toujours en phase avec les grands sujets du moment. T’as vu que les dépités sont en train de se demander quoi faire avec nos retraites ? Dans l’hémicycle, ça se demande de quoi demain sera fait, s’il faut t’augmenter l’annuité ou repousser l’âge de la retraite. Et ron et ron petit pas tapon. N’empêche que c’est bien beau leurs prévisions économiques et démographiques, mais ça reste quand même de la divination. Élizabeth Teissier bientôt ministre ?

Tu dois te demander ce que j’en pense de tout ça (en fait, ça m’arrangerait, sinon tu n’aurais aucune raison de lire la suite du billet), n’est-ce pas ?

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Sleep Cycle

sleep cycle

Salut les cakes,

J’ai un rapport assez paradoxal à la chose sommeillère. Je me réveille toujours en ayant l’impression de ne pas avoir assez dormi, même quand je dors comme un rmiste (aka 10-11h). C’est que parfois, tu te réveilles en plein dans un cycle de sommeil, et ça, il paraît que c’est pas bon pour ta phase de réveil. Du coup le matin, j’ai une tronche pas très catholique. Pourtant, je n’ai pas vraiment de problèmes de sommeil : quand je me couche, je tombe vite dans les bras moelleux de Morphée, qui est sympa au demeurant, parce qu’il me laisse pioncer sans discontinuer jusqu’à l’heure du réveil. Même que Rosalie est hallucinée par la lourdeur de mon sommeil, que rien ni personne ne peut interrompre : bruits de tasse, ramdam dans la chambre, marteau-piqueur (c’est beau de rêver…).

Les gens qui étudient le sommeil, ça m’a toujours fasciné. Se rendre compte qu’on peut alterner des phases de légumisme aigü avec des phases d’activité limite épileptique, ça interroge quand même. Y’en a qui parlent, y’en a qui se lèvent et qui grillent une clope sur le rebord de la fenêtre tout en dormant, y’en a qui tricotent avec leurs jambes, y’en a qui cherchent désespérément un bout de drap frais… En fait, on est tous plus ou moins tarés du dormisme.

Du coup, j’ai décidé d’étudier moi-même mes cycles de sommeil. Yes I can.

J’ai téléchargé l’application Sleep Cycle, et c’est très rigolo. En deux mots, Sleep Cycle est une application qui va enregistrer les mouvements que tu fais pendant le sommeil (grâce au capteur de mouvement de l’iPhone) et les interpréter pour dessiner ta carte du sommeil. Et, mieux : le réveil intégré dans l’application va te tirer du lit dans la demi-heure précédant l’heure de réveil que tu as paramétrée, au moment qu’il estime le plus optimal.

sleep cycle

Simple d’utilisation : il suffit de placer l’iPhone l’écran tourné vers le matelas sur ton lit (pas sous l’oreiller, les petits malins, sinon ça marche pas) à un endroit où il peut enregistrer les mouvements. J’ai essayé en tête de lit et en pied de lit, ça fonctionne, mais préférez la tête de lit pour éviter de polluer votre graphique avec des mouvements de jambes trop fréquents. Il suffit ensuite de paramétrer l’heure de réveil et de cliquer sur Start. Il faut ensuite simplement placer l’appareil sur le lit, sans quitter l’application via le bouton Home ni la verrouiller en appuyant sur le petit bouton du haut. Du coup, n’oublie pas de le laisser brancher sur le chargeur.

Le résultat ? Regarde donc :

sleep cycle

Après deux nuits d’utilisation, j’ai quand même du commentaire. Premièrement, c’est rigolo tous ces graphiques. Je croyais pas avoir le sommeil aussi lourd (non mais t’as vu cette loque la nuit du 12 au 13 ?), et je croyais pas qu’on pouvait passer d’un sommeil de plomb à un sommeil de plume en aussi peu de temps. Deuxièmement, faut quand même dire que ça fait pas des miracles cette application : si tu penses que tu vas te réveiller frais comme un carton, prêt à faire 36 tractions, passe ton chemin. En deux nuits, j’ai quand même eu droit à ma demie-heure de léthargie pré-réveil réglementaire. Enfin, et c’est le moins drôle de tout, l’appli a parfois des ratés SCANDALEUX : quand je mets le réveil à 8h le samedi matin, ce n’est pas pour que le réveil sonne à 6h30 parce que j’ai ouvert l’œil inopinément !

Cet aprem, tirage au sort pour le concert Black XS !

Photo FlickRNational Library of Scotland

Lost in translation

Les copains, je passe en coup de vent, mais quand même je dois vous parler d’une chose horrible.

Y’a quelques jours, quelqu’un me pose innocemment la question de si j’ai un iPhone. Que oui, je fais, pensant m’arrêter là. Mais non, voilà que dans ma boîte aux lettres sans facteur on m’invite à tester une application iPhone.

Ca doit être mon côté Jamy&Fred, mais je me suis dit qu’il serait utile de procéder à une expérience scientifique pour tester la chose. J’ai donc décidé, bien poussé par Rosalie, d’aller m’immerger par-delà le périphérique pendant un week-end. C’est que, vois-tu, c’était un peu mon Rendez-vous en terre inconnue à moi. Rosalie m’a bandé les yeux, ne m’a rien dit, et, ô surprise, je me suis retrouvé dans une jungle hostile.

Là-bas, personne ne parle la langue d’ici. Tu demandes ton chemin vers un bar branché, ils te regardent offusqués : c’est qu’ils sont tellement fiers d’avoir l’électricité que « bar branché », ils trouvent ça redondant. Très vite donc, je me suis retrouvé à me demander comment communiquer le plus efficacement.

Et c’est là que cette application pour le Guide du Routard est fichtrement intéressante. J’ai sélectionné la langue qui s’approchait le plus de ce que je croyais entendre par là-bas. Puis j’ai immédiatement mis sous les yeux des autochtones banlieusards une image de carte routière pour leur demander le plus court chemin pour rentrer à Paris. Mais las ! c’est à croire qu’ils connaissent pas vraiment par cœur le plan du métro parisien, et de taxis, j’en ai pas vu le pot d’échappement d’un seul.

Foutu pour foutu, on s’est dit qu’il valait mieux leur demander de nous faire goûter les spécialités du pays et de nous indiquer les bonnes tables. A dire vrai, c’est pas pour les monuments qu’on a traversé Paris, hein : c’est que des immeubles en béton armé qu’on se croirait en ex-RDA. Je leur ai donc demandé de bien vouloir m’indiquer comme marqué sur l’écran le meilleur endroit pour consommer des vins effervescents et des vins tranquilles (?!?!!).

A ce stade-là, tu te dis qu’elle est rudement chouette cette application. Oui, mais attention. En face, il faut que t’aies un interlocuteur qui ait bénéficié du plan d’éducation mis en place par la mairie de Paris (genre les bases : connaître nos institutions, savoir lire, tout ça…), et qui soit pas trop rigidifié du bulbe. Va faire comprendre à un indigène altoséquanais ce que tu désires vraiment quand tu lui montres l’image d’un commissariat…

Alors je peux vous dire que quand tu veux aller dans un bar à sushi et que t’es obligé de montrer l’image d’une poissonnerie, t’as beau te mimer les yeux bridés et faire semblant de manger avec des baguettes, le gentil autochtone, il te regarde l’air de dire MER IL EST FOU.

Si vous aussi vous devez partir en banlieue, pensez à bien prendre votre application Look ! Oubliez pas les vaccins non plus. Bon, on se barre à Avignon avec Rosalie et je suis déçu de ne pas pouvoir utiliser mon image des vins tranquilles : ils boivent que du Perrier citron là-bas, non ?