Archives » Sociologie de comptoir

Manichéismes

En ce moment, j’ai du temps pour réfléchir car j’ai arrêté mon abonnement à GQ (comment ça il n’y a pas de rapport). Et j’en suis venu à me dire que le diable, qui s’habille en Prada, se nichant dans les détails, des trucs aussi débiles que la façon de découvrir un livre ou la technique de déchirement d’un papier-cadeau pourrait bien contribuer à l’approfondissement du Savoir Inutile, ma lutte, mon combat de toute ma vie.

Tiens, par exemple, l’orientation du papier toilette. Est-ce que comme moi vous préférez le dérouler par la face avant, ou par la face arrière ? Question triviale en apparence, mais depuis que j’ai appris qu’il y avait des travaux sociologiques sur la question, je regarde mon triple couche rose d’un autre œil. Qu’est-ce qui peut bien nous conditionner à le dérouler par la face avant ou, pire encore, par la face arrière ? Et est-ce que c’est vraiment une simple question d’habitude, voire de hasard ? Ça se trouve, il y a de la psychologie comportementale derrière. Ma théorie, c’est que ceux qui le déroulent par l’arrière ne sont pas des esthètes (sérieusement, non seulement c’est blanc-rosé comme un cochon albinos, mais en plus ça rape. Comme Bernard (Bernard Rapp)).

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Le séminaire d’entreprise

Cauchemar ou cauchemar (que celui qui a déjà aimé un séminaire d’entreprise se manifeste en commentaires pour lapidation immédiate) du salarié moderne, le séminaire d’entreprise, c’est comme le rappel du DT Polio : on aimerait que ça n’arrive que tous les dix ans. En attendant, et aussi parce que j’en ai subi un vendredi dernier, voici les sociotypes du salarié en séminaire.

La stagiaire. Que serait un séminaire d’entreprise sans stagiaire ? Assurément un raout fadasse entre collègues qui se côtoient déjà trop. La stagiaire apporte cette touche de fraîcheur qui accélère les particules, surtout masculines, en fin de soirée. A partir de d’une heure du matin, heure maudite, c’est la stagiaire qui permet à la soirée de continuer jusqu’à une heure encore plus avancée. Grisés par l’alcool, tout le petit monde rôde autour de la chair innocente en espérant bien scorer sans encombres : ce sont des victimes éphémères.

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J’irai vomir chez vous

alcool

D’ordinaire, je passe sous silence ces épisodes peu glorieux du quotidien qui pourraient remettre en question mon personal branding. Mais maintenant, on est quand même super intimes, et je sais que tu sauras dépasser tes premières impressions.

Alors voilà. La semaine dernière, j’ai pris une cuite. Monumentale. Au (mauvais) vin rouge. Ce détail a son importance pour la teneur de cet article, car justement nous allons traiter aujourd’hui de considérations diverses et éparses autour de la grosse cuite prise chez des amis très proches.

Histoire qu’on se comprenne bien tous les 2 501 (vous et moi, quoi), par cuite il faut entendre consommation immodérée et compulsive d’alcool éthylique qui débouche subitement, mais alors subitement, sur un état de malaise généralisé, qui termine immanquablement en grosse gerbe. Vous étiez prévenus que c’était peu élégant.

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