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Radio Bière-Foot

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[3 juin 2010 | 2 commentaires]

à la culotte alaculotte blog de foot

Salut les meufs,

C’est peu cacher le grave état d’excitation qui est le mien. A un point tel que pas une seule fois dans les lignes qui suivent, je vais me relire. Parfois tu vas juste pas comprendre ce que j’écris, mais c’est pas comme si ce blog était une ode à la langue française.

Ça faisait longtemps que j’avais envie de parler de football. Tu me diras, j’aurais pu le faire ici. Mais entre les billets sponso et les billets socio, vous m’avez pas vraiment laissé de répit pour vous causer ballon qui roule. Et pourtant, ça m’a picoté les doigts plus d’une fois. Puis un jour, je sais pas, t’as dû lire la chronique consensuelle de trop dans l’Équipe, et tu fais un burn-out. Pour te situer, c’est un peu comme si tu lisais une énième fois dans ton Marie-Claire que la marinière c’est top tendance. Alors, devant tant de débilité modesque, tu te soulèves tel une armée de Spartiates (non, ça veut pas dire que t’es une grosse loutre dans ton canapé), et tu te dis que tu vas y aller.

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[19 jan 2010 | 1 commentaire]

van der vaart

J’ai bon espoir que depuis la Coupe du Monde 1998, vous ayez compris la règle du hors-jeu. Mais pour ces dames qui auraient encore du mal à saisir toutes les subtilités techniques du football moderne, il faut aborder un problème très complexe : le mercato. Quoi de plus ardu à imaginer qu’un gigantesque marché aux bestiaux sur crampons, jugés sur leur pedigree, leurs performances actuelles, leur style (de jeu), et leur capacité à s’intégrer avec toutes les autres pièces de son vestiaire, et qu’on est prêts à s’arracher à coups de millions ?

En fait, c’est assez simple, on le voit : le mercato, c’est comme les soldes.

Il faut déjà distinguer le mercato d’été du mercato d’hiver. Comme pour les soldes, le mercato d’été c’est le moment privilégié où l’on reconstitue sa garde-robe à deux pattes. La rentrée approche, les projets abondent, c’est le moment de toutes les folies budgétaires. Du coup, on a un peu la tête dans le guidon et l’on n’y regarde pas à deux fois avant d’aligner les ronds, grisé qu’on est par l’excitation de tous ces millions qui défilent et par les jolis tricots d’un avant-centre en plein passement de jambes. C’est un peu la raison pour laquelle le mercato d’hiver est morne et fade : on essaie en priorité de faire du vide-dressing pour se débarrasser de toutes les pièces hors de prix qu’on s’est payées au mercato d’été, histoire de faire quelques réajustements de vestiaire.

C’est tout le problème. On n’y trouve que deux types de pièces : celles qui sont de saison parce qu’elles ont fini leur championnat (soit l’Amérique du Sud, soit la Scandinavie), et les vieilles fripes dont personne ne veut plus et qu’on est prêt à brader au premier quidam venu, même s’il faut aller l’envoyer dans des dressings où elles côtoieront des survêt’ Adidas 1978 et du t-shirt Delaveine (comprenez : les divisions inférieures ou les destinations peu reluisantes ; en ce moment, la cote est à Chypre). Le choix est rude entre de la chapka rustique et du paréo qui sent bon la caïpirinha. Le reste, c’est de la collection non soldée, qu’on préfèrera regarder en fin de saison pour les soldes d’été. Pas grand-chose de vraiment excitant donc.

ricardo quaresma

Ricardo Quaresma – Crédit photo : Panoramic

Sauf qu’il y a parfois quelques bonnes pièces. Ce n’est pas parce qu’elle est griffée et qu’elle a du style qu’une pièce sera jolie dans tous les vestiaires. Encore faut-il savoir la porter et la mettre en valeur dans son dressing sur crampons. Dans deux garde-shorts distincts, une même pièce pourra être tantôt guenille, tantôt sublime. Malgré les bourses vides du mois de janvier, malgré la déprime ambiante, malgré la faible offre sur le marché, il reste possible de faire la bonne affaire en allant convaincre un concurrent que ce sublime caban (diawara) lui va comme un sac.

Pour ça, on applique aujourd’hui les techniques deuxpointzero. On ne se déplace plus pour faire les soldes et mettre les pièces à l’essai en espérant bénéficier d’un droit de rétractation de 7 jours. On faxe. On téléphone. On textote. Bientôt, on aura carrément des ventes privées sur Internet.

Et si l’on est plusieurs sur le coup, on n’hésite pas à s’arracher la pièce en surenchérissant. Car, finalement, c’est la seule différence avec les soldes féminines : on ne s’arrache pas un joueur comme un vieux vêtement, on fait la course aux millions. Chacun sa technique.

Photo d’en haut : Rafael Van der Vaart – Crédit Photo : Reuters

Comme c'est kewl la com', Radio Bière-Foot »

[11 août 2009 | 2 commentaires]

Les crampons moulés, jusqu’ici sur ce blog on a pas encore beaucoup parlé de foot. On a pas beaucoup parlé de com non plus. Alors forcément, on a pas parlé de com dans le foot encore.

Aujourd’hui, on va parler d’une opération de com’ très hilarious : « On a tous du Lens en soi ».

Pour leur remontée en Ligue1, Reebok, le Karl Lagerfeld du RC Lens, a eu l’idée de faire un peu de participatif et de viral en mixant dans un grand blender 2.0 le concept du télé-crochet façon télé des 80’s et vidéos YouTube. Le concept : devenir l’ambassadeur du RC Lens. Comment le devenir ? En réalisant une petite vidéo et en présentant ses arguments irréfutables. Amour du maillot, look total sang et or, tatouage de Jean-Guy Wallemme sur la fesse gauche, chacun peut y aller de sa touche personnelle pour remporter les suffrages du jury.

Jusqu’ici, l’opération a l’air réussie : bon esprit, bonne compréhension de l’ADN du club, très populaire et qui fonctionne donc au participatif et au ludique.

Ça, c’est ce qu’on se dit avant de voir les vidéos.

C’est un vrai festival de casseroles vidéo après vidéo. Accent à couper au couteau, caricatures de cas sociaux tels qu’on peut en voir dans Striptease, inconscience complète de son image devant la caméra, propos totalement décalés prononcés avec un sérieux indécrottable…

Après visionnage, je me demande si Reebok n’a pas monté une opération de dupes. J’ai comme le sentiment que l’opubération a été montée pour filmer des caricatures de gens du Nord. Le rire condescendant du parisianiste moyen a l’air de jouer le rôle du véhicule viral. Car franchement, hormis le côté cultissime des vidéos, l’opération ne présente pas vraiment d’intérêt.

Merci à Reebok de montrer cette image des Ch’tis, ils en avaient bien besoin…