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Les sons de Monsieur Hubert #3

Oh yeah. Deux mille douze, année politique. Arlette Chabot n’est plus vraiment là, mais la France d’antan résonne encore sur les ondes de Radio France. Cette France éternelle, cette France industrieuse, cette France joyeuse et qui se lève tôt, qui n’est jamais morte avec le Grand Charles et fait bouger tes sseufs au club, célébrons-la. Et comme Bayrou est devenu la personnalité politique préférée des Français, je n’ai pas de complexe pour vous servir une playlist 100% acheter français.

Je ne suis pas particulièrement féru de ce que mes compatriotes ont commis dans les années 80 (Niagara, ta mère), donc vous me pardonnerez j’espère le grand saut entre Léo Ferré et… Concrete Knives. Mais si vous me traînez en justice, je vous répondrai qu’entre le jazz de Saint-Germain et le jazz-électro de Robert le Magnifique, y’a comme une presque filiation (un lointain cousinage, ouais).

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Sébastien Tellier – Pépito Bleu

La barbe hirsute, les lunettes noires, les cheveux longs, les chansons tout en anglais lorsqu’on représente la France à l’Eurovision, ça ne suffisait plus à Sébastien Tellier pour aller toujours plus loin dans la provoc’, visiblement. Dans son dernier clip, Pépito Bleu, il s’attaque au dernier interdit gastronomique : les aliments bleus.

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Parlez-moi de vous (parce que je m’ennuie)

Est-ce parce que désormais, la voix chaleureuse de Pascale Clark m’accompagne pendant 3 minutes 50 le matin (de l’avantage de travailler à trois stations de métro de là où on dort — ou inversement) ? Est-ce parce qu’un jour de 2009, j’ai déjeuné d’un bô-bun près de Karin Viard au Paris-Hanoï ? Je ne sais pas, mais j’ai été inconsciemment tiré dans une salle obscure de l’UGC Bastille pour aller voir Parlez-moi de vous.

Il raconte l’histoire de Mélina (Karin Viard), une sorte de Macha Béranger trente ans avant son cancer, qui recueille avec intimité et chaleur les confidences et les soucis des auditeurs de Radio France, mais devient froide et asociable une fois le micro coupé. Retranchée dans son grand appartement du 16e arrondissement, elle vit seule avec son chien et porte des escarpins même chez elle — l’archétype parfait de la voisine du dessus, aussi appelée la connasse.

C’est que Mélina porte un lourd secret : abandonnée à la naissance par sa mère, elle n’a eu de cesse de la chercher, allant jusqu’à mandater les services de profilers. Ces derniers la retrouvent dans un petit pavillon de banlieue, alternant clopes, phrasé à la Jacky Sardou et après-midi bénévolat au Secours Populaire. Le choc des cultures est flagrant, mais petit à petit, Mélina va gagner sa confiance et son amitié, comme à la radio, sans jamais se dévoiler.

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