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Elegance Academy #7 — La concurrence libre et non faussée

Si la CSP+ est toujours célibataire à trente ans, ce n’est pas par un manque d’occasions. Bien au contraire. Au supermarché des mecs branchés à bonne situation et à fort compte en banque, elle est tellement sur-sollicitée qu’elle se retrouve dans la même situation que si elle devait acheter un shampooing. Dès lors qu’il lave et qu’il sent bon, comment faire son choix : au joli package ? le démêlant ? le revitalisant cheveux blonds longs et fins qu’on lave le mardi et le samedi ? le spécial cheveux bruns un peu fatigués par le soleil d’Arcachon mais qui frisouillent très vite ?

Autant dire que lorsqu’on cherche à séduire une CSP+, s’imaginer être en position de monopole pour satisfaire ses besoins relève vite de l’utopie meurtrière. Qu’on se le dise : le modèle concurrentiel de la séduction ressemble moins au trio Coca-Pepsi-Virgin qu’au marché des escarpins trendy. La CSP+ est toujours un morceau de choix au rayon boucherie : délicat, rare et onéreux, il attise la convoitise des pauvres qui bavent d’envie comme sur un gigot du dimanche et des friqués qui traquent les morceaux nobles pour se démarquer du bas peuple qui consomme les abats et les restes. Et, comme tout ce qui est rare et cher, la CSP+ en séduit plus d’un — dont toi, n’oublie pas ton objectif.

Voici donc un petit manuel de survie dans l’univers concurrentiel de la séduction, l’objectif étant naturellement de tailler à la serpe des PMA — parts de marché affectif — dans un marché libre et non faussé.

LA CONCURRENCE BIAISEE

Vous êtes chez Marlusse & Lapin, autre troquet prisé des CSP+ à longue chevelure. Elle est là, assise sur une table d’angle mi-banquette, mi-chaises, avec deux amies à longue chevelure et à ongles rouge pétard, toutes trois devant un verre de Chardonnay. En ayant bien pris soin de vous dé-douchebaguer au préalable, vous êtes sûr de votre coup, cette fois-ci. C’est le bon endroit, vous pouvez tenter une approche. Votre objectif : l’emmener dans le coin chambre cosy au fond du bar, pour terminer la soirée en pre-lovers. Sauf que.

Il y a cet hombre über-sexuel dans son costume Salvatore Ferragamo à un SMIC, quand vous exhibez fièrement partout où vous allez votre pull Dirk Bikkembergs que vous avez péniblement arraché lors d’une solde d’hiver. Lui, est coiffé d’une raie so preppy à la JFK, quand vos cheveux broussailleux sont en rééducation dans un camp de Marines pour les discipliner. Lui, peut se permettre ce soir d’offrir élégamment aux trois demoiselles un ou deux magnums de Veuve-Cliquot, quand vous ne leur offrirez que des mojitos en veulent-elles, en voilà. Lui, est manager chez Ernst&Young, quand vous venez de signer votre CDI sous-payé de chef de pub — l’inflation des titres, la déflation des salaires…

Quoi que vous fassiez, élégamment ou non, l’hombre über-sexuel aura toujours une longueur d’avance grâce à son capital de départ. Bienvenue dans la concurrence faussée.

Photo FlickRDrCraig

LE CHALLENGE IMPOSSIBLE

La chance sourit aux audacieux, vous dites-vous si vous avez un minimum de lettres. Sur un malentendu ça peut marcher, vous dites-vous si les lettres vous font défaut. Offrir de la Veuve-Cliquot à une desperate bachelorette, quel manque de classe, c’est lui augurer un avenir sentimental des plus noirs possible. Voilà que l’hombre übersexuel est un colosse aux pieds d’argile. Certes chaussés de Berlutti, mais d’argile quand même sont ses pieds manucurés.

Vous allez le challenger, et qu’importe si dans l’arène vous êtes le frêle boxeur de Mulhouse et lui Muhammad Ali au sommet de sa gloire. Que vous croyez.

Armé de votre plus beau sourire et de votre carte bleue, vous comptez bien lui montrer que la valeur n’attend pas le nombre des zéros alignés sur votre compte bancaire. Sauf qu’au moment où vous passez devant lui, vous déchantez vite. Non content d’avoir une AmEx Gold, l’hombre übersexuel possède un tour de biceps gros comme vos cuisses. Et visiblement, vu la façon dont ils tressautent sous son costume, il ne semble pas passablement enchanté par l’idée que vous lui piquiez sa target.

Le voilà qui menace de vous intenter un procès coup de poing pour concurrence déloyale. Vous avez parfaitement le droit de remettre en cause son monopole, mais ce sera à vos risques et périls, et ses dix avocats conglomérés en deux cabinets de cinq, Mandale&Torgnole, semblent plutôt dissuasifs. Bienvenue dans la concurrence non-libre.

Devant l’entrelacs des procédures juridiques auxquelles vous pigez que dalle, il vous reste deux solutions : vous écraser ou relever gaillardement le défi de la séduction en milieu sévèrement concurrentiel.

La suite du feuilleton la semaine prochaine !

pagerule

Previously on Elegance Academy :

#6 — Love at first poke ?
#5 — Tenter une approche
#4 — La CSP+ dans son milieu naturel
#3 — The matchmaking theory
#2 — Comment ne pas être un douchebag
#1 — On pose les bases

Elegance Academy #6 — Love at first poke ?

Aujourd’hui, c’est lundi, c’est reparti pour l’Elégance Academy.

[Faudrait sacrément que je retravaille mes intro là, je peux pas demander à mon blog de faire un malaise lipothymique toutes les semaines pour pimenter ces billets ! Je vais essayer de lancer ma souris comme Philippe Risoli]

Cette semaine, on va causer Facebook. Et plus précisément : comment ne pas flinguer son dur labeur de séduction sur Facebook ? Car c’est bien joli d’aimer ces bidules de geeks, mais Facebook, précisément, ça ne devient plus du tout geek maintenant que la France entière câblée et réseautée fait du clic-clic sur son profil quand elle rentre des courses. Et puis, contrairement à ce qu’on pourrait croire, Facebook n’est pas peuplée par des hordes enbiactolées d’adolescents en rut maltraitant à longueur de journée l’orthographe.

Tu t’en rendras vite compte, Facebook est un vrai parcours du combattant pour ne pas sombrer dans la lose de la drague. Voici une petite liste des embûches terribles qui t’attendent sur le long (et dur) chemin du versant 2.0 de la séduction de la CSP+.

Contexte : Martin, 31 ans, chef de pub dans une agence parisienne, a rencontré la CSP+ de ses rêves au Mama Shelter de Paris.

La friend request : Martin connaît son nom qu’il a griffonné sur son Moleskine, il l’a tapé sur le moteur de recherche de Twitter, et il est tombé sur un profil bloqué. Il va pour la requester, mais se ravise. Je ne veux pas passer pour un affamé, qu’il se dit en se creusant la tête. Peut-être, mais c’est un passage obligé : la CSP+ est une femme, et en tant que femme elle ne l’ajoutera pas en ami. Alors, entre la peste et le choléra, Martin doit choisir la grippe [qué].

Le profil de la CSP+ sur Facebook : Martin a tout de suite un choc émotionnel quand elle accepte sa friend request. QUOI ? La CSP+ n’a que 120 amis qui semble tous aussi jeunes et beaux qu’elle ? Eh oui, mais c’est normal, la CSP+ se sert de Facebook uniquement avec des gens qu’elle connaît dans la vraie vie. Contrairement à ses congénères un peu poufs du web, elle ne fait pas la course à qui aura le plus grand nombre d’amis-pas-vraiment-amis, et n’ajoute pas non plus ceux qu’elle n’a vu qu’une fois en vrai. Quand il a compris ça, Martin a comme une bouffée de chaleur que son ventilateur so technogeek branché sur la prise USB de son MacBook parvient à peine à dissiper : elle l’a laissé pénétrer dans son antre.

Profil clean (profil bis) : Quand il consulte le profil de sa CSP+, Martin voit des photos de soirée, des photos lors d’un mariage, des photos dans Paris, des conversations en wall-to-wall, des like à foison, et 4 fan pages. ET C’EST TOUT. Où sont-ils les Guerre des Gangs, les Friends for Sale, les Sheep, les groupes débiles et la fan page « Se réveiller dans les bras de son amoureux » ? Se servirait-elle de Facebook de manière intelligente ?

Violing or not the intimacy (profil ter) : Martin est tout de suite tenté de jouer décontracté en postant un commentaire sous une photo où sa CSP+ pose avec un stetson, des Jackie Ooh et un Cosmo dans la main. C’est une grossière erreur : il se fera rembarrer par un cinglant « On n’a pas garé les Vespa ensemble ». Oui, sur Facebook, la CSP+ n’aime pas les gens qui s’imaginent être amis tout ça parce qu’ils font partie de ses friends. Alors Martin se fera fort de garder ce principe en tête : il ne commentera que sur des photos, situations, ou private jokes, qu’il comprend ou dont il aura fait partie, sinon il s’abstiendra.

La menace du tag : C’est bien beau de regarder le profil Facebook de sa target à 50K boules annuels, mais pendant ce temps rien ne dit à Martin que sa CSP+ ne regarde pas son profil. Et s’il n’y prête pas garde (avoue), voilà ce que lira sa CSP+ : de la dragouille avec 8 filles simultanément, des passions inavouables telles que « Sailor Moon » ou « J’ai fait du Vélib’ bourré », et un joli cliché d’un fessier flasque lors d’une soirée arrosée. Et immédiatement elle clique sur « Remove friend ». Martin, honteux et confus, jura mais un peu tard, qu’on ne l’y prendrait plus.

Poke me I’m famous ? Non, vraiment pas. Même pas pour rire. Même pas en ripant sur sa souris. Même pas du tout

Message personnel : Et si tu crois un jour que tu m’aimes, n’attends pas un jour pas une semaine… Et pourtant si ! Si Martin a bien respecté la règle des 3-4 jours de latence entre sa première rencontre avec la CSP+ et le friend requesting, il doit poursuivre en ne se jetant pas non plus sur sa boîte privée pour continuer à draguer par claviers interposés. Et que lui dire, à sa CSP+, de toute façon ? S’il n’a pas son numéro, il lui proposera un second rendez-vous. S’il l’a, pourquoi passer par Facebook quand on peut téléphoner ?

Au final, Martin arrivera très vite à la conclusion : Facebook, c’est bien, mais ça n’est d’aucune aide pour séduire la CSP+. Ça reste un réseau social, avec une logique d’environnement bien marqué pour elle (pardon pour la phrase intello, je vais aller me laver les yeux devant Secret Story).

La semaine prochaine, on parle de la concurrence libre et non faussée !

pagerule

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#5 — Tenter une approche
#4 — La CSP+ dans son milieu naturel
#3 — The matchmaking theory
#2 — Comment ne pas être un douchebag
#1 — On pose les bases

Elegance Academy #5 — Tenter une approche

Après les péripéties de la semaine dernière, que mon blog avait fait un malaise vagal, on reprend les bonnes habitudes. Aujourd’hui, pour l’épisode #5 de la première saison de How I Seduced A CSP+, on commence à rentrer dans le vif du sujet. Car oui, c’est bien joli de vouloir la séduire, la CSP+, mais si on ne l’approche pas, ça va être plus dur.

Première leçon, déjà : inutile d’espérer séduire une CSP+ par claviers interposés. Malgré sa dalle sentimentale, la CSP+ n’est pas sur Meetic. A l’extrême limite, elle a trouvé très drôle le concept d’AdopteUnMec, s’y est inscrite, mais a quitté très vite le site devant l’impossibilité masculine à comprendre le concept du « supermarché pour femmes ». Incroyable comme les hommes cherchent à baiser sur Meetic et à fonder un foyer sur AdopteUnMec !

De même, si par un heureux hasard tu as trouvé le nom de ta target à 50k€/annuels, par pitié, ne la googlise pas, et ne lui envoie pas de friend request sur Facebook pour pouvoir la poker. Tu feras plutôt un usage parcimonieux de ton MacBook, sous peine de passer pour le Goujat Pokeur de service.

Car, et c’est un heureux hasard, dans la vraie vie tu es bien souvent plus intéressant que derrière ton écran. Quand sur le pavé, chaussé de tes richelieu noir mat, tu salueras la CSP+, tu te rendras vite compte que tu ne lui diras pas « Kikoo sa va ? » ; quand tu essaieras de faire connaissance avec elle sur le zinc de Chez Prune, tu lui diras naturellement « Où habites-tu ? » et non pas l’abominable « asv ? ». D’ailleurs, tu oublies l’idée de demander son âge à la CSP+, car 3 fois sur 4 on lui rétorque : « Mais que fait une belle fille de ton âge comme toi encore seule ? ». Et tu as compris que le célibat de la CSP+ est un sujet plus délicat que le dopage sur le Tour de France.

Tu trouveras la CSP+ à plusieurs endroits différents : au bar (Chez Prune, La Perle, L’Alimentation Générale), au marché (rencontre furtive), éventuellement à la salle de sport, ou, sésame ultime, en soirée mi-pro, mi-perso. A chaque fois, plusieurs techniques d’approche différente.

NO WAY.

A la salle de sport, quand la CSP+ fait sa gym suédoise, il n’y a presque que des filles à côté d’elle. Tu comprends donc que c’est une invitation quasi systématique à aller voir ailleurs sous peine de passer pour un lourdaud stéroïdé. Parfois, elle s’autorise une petite séance de musculation pour raffermir les fesses et l’arrière du bras qui fait parfois « floc floc » quand elle le remue. D’ordinaire, la CSP+ ne transpire pas quand elle fait du sport ; il n’en reste pas moins qu’elle a quand même l’impression de ne pas s’être lavée depuis 3 mois. Seduction rate à zéro = approche vouée à l’échec.

En outre, à la salle de sport, il y a deux cas de figure : ou tes muscles font du saut d’obstacles quand tu remues le petit doigt, et dans ce cas tu es un douchebag (cf. lourdaud stéroïdé), ou tu es gringalet et blanc comme Michel du même nom. La CSP+ a donc potentiellement plus envie de regarder avec envie des corps huilés et des muscles qui roulent dans des t-shirts taille 12 ans, d’autant plus que ce n’est là qu’un plaisir visuel dénué de toute velléité de séduction. C’est sa PinkTV bi-hebdo, en somme. Mauvais plan, donc.

Photo FlickRFilou30

BE QUICK.

Le marché est un plan ambivalent. L’été, en Provence ou dans le Lubéron, tu peux oublier. C’est l’été, c’est « pas de séduction » (c’est un principe). Sinon, la CSP+ fait quelques fois les étals le dimanche, mais elle ne s’y attarde guère.

La CSP+ est fermée à toute approche lorsqu’elle s’approche du rayon boucherie : comment crois-tu que tu peux rester une femme du monde séduisante et bien mise quand tu discutes avec le boucher sur la taille de la saucisse ou que tu tâtes des saucissons pour savoir lesquels sont bien faits ? De même, il vaut mieux ne pas l’approcher lorsqu’elle a dans la main les choses suivantes : une courge (rapprochement d’idées embarrassant), de l’ail (pas over glamour dans la situation) ou un roquefort (idem). A EVITER : les approches basées sur des associations d’idées graveleuses. Si la CSP+ tient dans sa main une carotte ou un concombre, elle se passera bien volontiers de regards entendus.

Pas évident d’entamer une conversation au marché. Les poncifs arrivent bien vite : les OGM, le retour au vrai goût des fruits et des légumes, ah qu’ils sont bien ces écolos… On a vite fait le tour. Un bon plan toujours potable est d’échanger quelques recettes de cuisine ou d’accommodation : la CSP+ est toujours intriguée par les hommes qui font la cuisine et dont la créativité culinaire va au-delà du poulet curry-coco.

Photo FlickR — A Culinary Photo Journal

PRUDENCE.

Le bar est le lieu de toutes les perditions. Si tu as déjà approché la CSP+ et que quelque chose est possible, tu peux tout perdre en un rien de temps. Alors, plutôt que de risquer le black day en faisant tapis trop hardiment, il faut jouer de prudence : au bar, la CSP+ n’autorise pas le mâle à recaver.

Quand elle est au bar avec plus de 2 copines, c’est une soirée entre filles : dans ces conditions, le mâle est indésirable. Sauf le barman. Même théorie qu’à la salle de sport. A moins de 2 copines, la CSP+ est ouverte à toutes les rencontres. A EVITER : venir à autant de copains qu’elle a de copines + elle et s’asseoir à leur table. Même les marieuses qui cherchent à faire des packages rapides s’arrangent quand même pour que les relations amoureuses ne ressemblent pas à de l’emboîtage de Lego.

Le comptoir est le lieu privilégié pour tenter une approche. Il l’est d’autant qu’il n’y a pas de raccourcis à cet endroit-là du bar : tu prends tout de suite la température. Si la CSP+ te parle immédiatement de bébé et de mariage, c’est que tu es éconduit. Il te faut désormais te retirer avec classe et élégance (et surtout pas en beuglant : « De toute façon, t’es un boudin »). De manière générale, offrir un verre à la CSP+ est trop convenu pour que cela fonctionne. Si elle l’accepte, c’est par le méprisant plaisir de te vider ta CB.

Elle sera plus agréablement impressionnée par un commentaire éclairé sur l’ambiance musicale (surtout dans un club jazz), une réflexion sociologique sur la drague dans les bars ou le panurgisme effrayant de certains Parisiens dans les bars branchés.

Photo FlickR — Geir Halvorsen

THE PLACE TO BE.

La soirée est sans conteste l’endroit où la CSP+ est la plus abordable. L’endroit est toujours chic, la composition sociale homogène et upper-class, et chacun y vient pour se montrer, elle aussi. De base, donc, elle cherche le regard.

L’objectif est de paraître casual mais un peu professionnel. Si elle bosse dans la com’, la CSP+ appréciera tout particulièrement les plans drague à base de Twitter et de billets sponso, façon « on est dans la vraie vie mais on joue les geeks boutonneux et mal dans leur peau ». Si ça fait « dong » dans ta tête, c’est qu’il te faut une sérieuse mise à jour de l’Internet, et vite !

Pour intéresser la CSP+, inutile de la bassiner toute la soirée : dans ce genre de soirées, personne n’accorde plus de 10 minutes à quelqu’un qu’il ne connaît pas. Il y a trop de gens à voir, il faut que ça tourne : plus qu’à espérer que tu la recroises par hasard pour enclencher habilement de nouveau la conversation. A toi donc de compter aussi précieusement tes minutes et de jouer ce jeu sociologique de la réception mondaine où tu dois faire croire que tu t’ennuies pour être admiré. Fort de ce principe, tu banniras donc naturellement les mots « buffet » et « petits fours » de ton cerveau. Si tu croisais la CSP+ une serviette posée à plat sur la paume, remplie de petits fours, ou pire, collé au buffet à déterminer consciencieusement qui de la verrine de mousse betterave-canard ou du petit gazpacho de carottes au cumin tu n’as pas encore pris, ce serait immédiatement Next ! pour toi. Et c’est dommage.

La semaine prochaine, on cause Facebook !

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#4 — La CSP+ dans son milieu naturel
#3 — The matchmaking theory
#2 — Comment ne pas être un douchebag
#1 — On pose les bases