Poker face

Hey les gringos,
Vous vous êtes déjà retrouvés attablés à une table de poker ? Avec des inconnus, je veux dire, pas des copains. La dernière fois que j’étais dans la cité corsaire, on s’est retrouvés au casino avec Rosalie. C’était pour les besoins d’une nouvelle étude sociologique fichtrement pointue comme vous avez l’habitude d’en voir ici. Et puis, en posant mes fesses à une table de poker, il m’a pas fallu dix minutes pour oublier Bourdieu et Eric Naulleau (c’est pas un sociologue ?) et commencer la guerre oculaire avec mes compagnons de jeu.
Et parmi eux, il y en avait un très drôle qui avait des cheveux longs, des lunettes très noires et une casquette enfoncée sur le crâne. En intérieur sous-sol, un samedi soir à minuit, luminosité zéro. Mais alors qu’il voulait masquer ses émotions (avec un apport d’à peine 20 euros, je me demande bien quel était l’enjeu qui justifiait l’accoutrement, mais passons), il ruisselait abondamment des dessous de bras dans sa chemise. La capillarité du coton a un peu ruiné sa stratégie, en somme.






