I need a dollar
Maintenant que les Tudors sont terminés, qu’How I Met Your Mother est en jachère, et que The Big Bang Theory me saoule grave (et qu’aussi la TV française se fout de ma gueule avec l’argent de la redevance que je ne paie pas, mais c’est une autre affaire), c’est un peu le désert dans mon paysage sériel.
Du coup, je commence How To Make It In America, avec beaucoup de retard. L’histoire de deux trentenaires qui veulent percer dans le milieu de la mode, pendant que le cousin d’un des protagonistes veut lancer avec fracas une boisson énergisante. De fil en aiguille (haha), se tisse (bon ça va Jules, t’es lourd) une fresque où les personnages, pétris de l’idéal américain du self-made-man, essaient avec culot et boulot de faire fortune dans la Grosse Pomme, la ville de tous les possibles. Mais dur de faire son trou à New-York sans se faire jeter comme une vieille chaussette (BON PUTAIN C’EST FINI LES JEUX DE MOTS À LA CON ?).
Tiens, à ce sujet, j’insère une incise. L’autre jour que je regardais le premier épisode, y’a Rosalie qui me sort : « Ah mais IT c’est pour l’argent ? Je croyais que c’était pour le cul. » Et je me suis fait la réflexion suivante : c’est fou comme selon les aires culturelles un simple mot bateau peut se connoter différemment. Genre aux US, quand tu dis tout fier à tes copains « ça y est, je l’ai fait », tout le monde te congratule parce que t’as levé ton premier million de CA. En France, c’est la grande chouille parce que t’as levé ta première poule (qui t’engloutira un million de CA en robes Alexis Mabille, soit dit en passant). Donc en France, on pense immédiatement au cul alors qu’outre-Atlantique on a le regard braqué sur le tiroir-caisse. A l’heure de la réforme des retraites, faudrait un peu arrêter d’être obsédés, hein !
Pour revenir à nos moutons, la série est servie par une bande-son de TUERIE (Aloe Blacc <3) et un casting au poil. Enfin par casting au poil, je veux dire qu’il y a Shannyn Sossamon, le fantasme de mes 18 ans (remember Les Lois de l’attraction).





9 commentaires
Mon train est encore plus en retard que le tien, je ne connais pas du tout ! (et c’est qui, Shannen Doherty ?)
Magnifique cette incise! Tellement vrai…
@Nekkonezumi : Ca n’a commencé que depuis 6 mois aux USA, te bile pas !
@Victor : Han, toi aussi t’aimes Röyskopp ??
Pas du tout d’accord avec Rosalie sur ce coup là, j’ai pas un instant pensé au cul, mais bien à la notion de succès, de réussite (« sociale » et financière), et pourtant je suis un beau jeune homme de 25 ans bien français (du Nooooooeeerrrrrrrrddddd) qui « lève des poules » régulièrement en « chouille ». Donc l’incise, ben non.
Sinon +1 pour Shannon, pour Röyksopp, et pour la bande son évidemment. D’ailleurs, il y a une mixtape de disponible : http://www.hbo.com/how-to-make-it-in-america/inside/extras/social/mixtape.html A savoir : ce sont les morceaux durant le show, donc avec les dialogues et tout, mais il y a la playlist, rien ne vous empêche ensuite de les acheter tous un par un et de refaire la mixtape sans les dialogues ;-)
Dernière chose : je suis étonné qu’il n’y ait pas un petit mot sur le générique, non pas la partie audio, mais bien visuelle. Cette succession de photos de New York toutes plus belles les unes que les autres méritait une seconde d’être mise en avant.
Superbe série, qui vaut autant par l’atmosphère qu’elle dégage que par l’histoire qu’elle raconte. Vivement la saison 2 !
(mon commentaire d’hier n’est pas passé ?) :-(
Puisqu’on parle de Röyksopp : http://www.tsugi.fr/index.php?option=com_content&task=view&id=3847&Itemid=39 Clip du morceau The Drug, sur le prochain album « Senior ».
@Adn : Oui, le générique façon lookbook est super bien réalisé ! En général, les images et les lieux compensent un peu avec le fond de la série qui est un peu poussif je trouve… Sinon, au lieu de mixtape, j’ai lu sextape… Ca confirme ma théorie !!!
@François : Vu la rapidité avec laquelle on termine la saison 1, vaut mieux pas être impatient je crois :(
@ADN : Sinon tes commentaires ont en général du mal à passer… Je crois que mon antispam ne t’aime pas.
Ouais bonne série, mais où la forme prévaut sur le fond. Une amabiance sympa (le gratin arty new-yorkais) et une bande-son ultra-léchée. Pour le reste, celui qui attend de l’humour ou un bon scénar peut passer son chemin.
Niveau séries, j’attend surtout la saison 2 de Glee !