Maître-queux

Les cakes,
On a beau être snob et raffiné, ça empêche pas de s’enquiller tout ce qui passe à la télé. Mais j’ai une bonne excuse : c’est pour vous causer de sociologie télévisuelle. Tu te rappelles, on cause souvent de Confessions Intimes sur ce blog, genre ici et là.
Donc j’ai regardé Masterchef l’autre jour. Je crois que j’ai jamais regardé un programme aussi naze.
Déjà, le concept, ça ressemble furieusement à un Nouvelle Star. Contrairement à Top Chef où c’était tellement high level qu’on comprenait pas la moitié des plats qu’ils préparaient, à Masterchef c’est le paradis de la saint-jacques et du magret. Deux produits complètement mainstream et que les blaireaux de province imaginent être über-hype. Vive la personnalité !
Bon, je suis un peu dur, t’en as aussi qui cuisinent des omelettes (!!!) et des trucs asiatiques (encore ?). Par conséquent, ça a aussi son lot de casseroles et de candidats arrogants : qui a fait un plat trop salé, qui part avec fracas en gueulant que de toute façon, ses potes aiment sa cuisine alors bon (fais gaffe quand même, tu pourrais les perdre mon garçon)…
Mais le plus déroutant dans Masterchef, c’est qu’on comprend pas grand chose. Prends les scènes de casting. Le mec arrive avec sa farandole de courges au beurre d’oursin (qu’est-ce que j’en sais moi ?). D’un air soupçonneux, le jury s’approche du plat et y trempe à peine les lèvres en lançant des feintes. Là, en fonction des regards, tu te dis que ça va passer ou pas. Eh ben non ! Les mecs te balancent « Putain, ton plat me rappelle un truc que j’ai bouffé dans un ministère, c’était immonde », mais finalement le qualifient parce que tu comprends, l’important c’est l’envie de changer de vie.
Le plus dingue, c’est quand même que ce sont les plus mauvais qui font le plus de cuisine. Les meilleurs ont juste émincé un oignon et fait une mayo. D’ailleurs, on sait pas vraiment pourquoi untel est sélectionné et pas un autre. J’avance l’hypothèse suivante : plus ton métier dans la vraie vie est pourri, plus t’as de chances de passer. D’avance, je parie mon 13e mois que Romain des Vosges, avec sa tête de cocker abandonné, va gagner haut la main. Par contre, Pilar, la chieuse de service, elle va dégager rapidement. Pas comme l’autre barman qui se la pète, chaînon manquant entre le beauf et le douchebag.
C’est vraiment dommage que j’aie un métier marrant et qui fait pleuvoir les sous, parce que je sais faire une vinaigrette et cuire un steak. J’avais toutes mes chances. Mais ça fait bien longtemps que j’ai pigé que la méritocratie dans ce pays ça marchait pas, faut être né du bon côté de la barrière. J’aimerais tellement rouler en Mégane et porter des chemisettes saumon pour pouvoir palper les 100 000 euros…





5 commentaires
« Deux produits complètement mainstream et que les blaireaux de province imaginent être über-hype. »
Obvious troll is obvious.
le nombre de merdes télévisuelles que tu te fades.
ça ressemble à du masochisme.
masterchef c’était pas juste le nom d’un mixer dans les année 70? c’est juste ignoble, ce nom.
la seule real tivi que j’aimerais voir, c’est un diner presque farpait spécial blogueurs uhuh
(for real, je sais pas si ça a déjà été diffusé)
sinon y’a La Piscine qui repasse mardi soir, dans un autre genre.
Tu devrais négocier avec la souris pour qu’elle aille pourrir la saison suivante. Ouais!
@Y faut : T’as vu ça ?
@400 : Ils ont tourné UDPP dans mon immeuble la dernière fois. On se rapproche…
@Kielut : Une souris dans l’entrepôt, tu penses qu’elle peut faire des dégâts ?