Vrac (around the clock)

Je crois que nous autres, les blogueurs, on développe une sorte de menstruation des câbles et télégraphes. Une fois par mois, disons-le, le blogueur a ses règles : qui disserte le classement Wikio, qui te fait une analyse de ce qu’il a dit le mois passé, qui te colle de l’analyse socio-bloguesque. Bref, parler de blog pour un blogueur, c’est quasi programmé dans l’horloge biologique. Entre nous soit dit, tout ça, c’est un peu comme examiner ses selles ou son vomi, hein ?
Mince, je crois que j’en ai perdu certains. Pour la gerbe, c’est au fond du couloir à droite !
Tout ça pour dire que parfois, je me dis qu’il y a des choses — bon, totalement insignifiantes, faut pas déconner non plus — que tu ne sais pas sur celui qui te régale avec du billet trop lol quasi tous les jours de ta semaine. Souvent je me les note dans un coin de ma tête…
1) Je suis génétiquement incapable de doser les spaghetti. J’ai essayé toutes les techniques : la poignée de main, le pesage, le comptage un par un (un soir de grande fatigue). A chaque fois, il y en a trop ou pas assez, mais jamais la bonne quantité. Je n’ai pas encore bien mesuré le taux de gonflage du spaghetti cuit, je crois que c’est ça la clé.
2) Ma poissonnière a une neurofibromatose de type I. Voilà, il fallait que ça soit dit. Cela dit, ça ne l’empêche pas d’avoir du très bon haddock. Mais ça n’a pas vraiment de rapport.
3) Je ne comprends pas le vocabulaire juridique des baux commerciaux. Bon d’accord, toi non plus. Quand j’étais petit et que je me baladais dans le Sentier, y’avait de l’encart « Pas de porte à vendre » placardé sur les vitrines des joaillers chinois (lol). J’ai jamais compris comment on pouvait vendre un local commercial sans portes. Aujourd’hui, je comprends toujours pas.
4) Je suis en procès avec l’inventeur des mannequins de vitrine. Tout allait bien dans ma vie rationnelle il y a encore deux bonnes dizaines d’années : les mannequins, c’étaient les gens qui ne bougeaient pas ; les vrais gens, ceux qui bougent. Et puis j’ai découvert qu’il y avait dans les squares des gens qui faisaient semblant d’être immobiles, mais qui bougeaient. Depuis, je ne peux pas passer à côté d’une vitrine sans que ma vue périphérique, cette grosse poule mouillée, me lance des alertes terroristes.
5) Je suis incapable de manger un tiramisu sans m’étouffer. Les charlottes, je maîtrise. Les meringues, je gère. Les quatre-quarts, ça passe. Mais alors les tiramisu… J’ai beau faire attention, manger délicatement et prendre beaucoup de mousse au mascarpone, je finis immanquablement par inspirer juste avant d’avaler. Je te laisse imaginer la suite : chocolat en poudre qui me tapisse le palais et la gorge, irritation et quinte de toux, rougeurs, et Rosalie hilare en face. Merci Nesquik !





9 commentaires
+1 pour le tiramisu
idem le tiramisu est ma bête noire !!
Nan mais tu es un vrai névrosé quand même, tu sais que j’ai de la place dans ma consult’ ;-)
Comment ? T’es passé au BB ????
@Olivier : Merci, je me sens moins seul :)
@Nico : Ah cool, parce que je désespérais de l’utilité de conserver des connaissances médicales qui ont choisi pédiâtrie… (tu peux m’avoir un rdv soon ? :))
@Anna : Nan, c’est celui de @florianep.
T’inquiète pas pour le vocabulaire juridique de l’immobilier, je crois que c’est fait exprès – par exemple, moi, je suis en master de droit et je comprends toujours pas (mais j’ai appris à les écrire) (genre « emphytéotique ». Ca claque, non ?)
Ah oui le chocolat en poudre du tiramitsu c’est fatal. Lol la petite inspiration pendant la bouchée !
Tin la neurofibromatose (les cours de génétiques traumatisants avec photos à l’appui), tu l’as bien observé la poissonnière !!
@e_ftw : Ah, emphytéotique, c’est pas le truc qui dure 100 ans ?
@TheCoolDentist : Le père de Rosalie est dermato, c’est pour ça. Moi je suis une tanche en médecine :)
Échange Grosquik contre le poulain débile qui dit « choc choc » ?
Si tu manges du tiramisu saupoudré de Nesquick (blasphème!), il faut pas t’étonner que le petit Jésus te punisse.