Nouveau job (pour une nouvelle vie)
Les grévistes, cette semaine, j’ai changé de boulot.
Bon, quand je dis que j’ai changé de boulot, c’est un poil fallacieux. J’ai quitté une agence de com pour aller dans une autre. Mais dans le fond, je reste un connard de communiquant. Ah si, il y a quand même un fait notable : avant, j’étais dans une petite boîte, maintenant, dans une grosse. Et mine de rien, ça en fait des choses qui changent, lors de ta première journée.
Prends l’accueil, par exemple. Dans une petite agence, tu entres à la cantonade dans ton open space en siffant un « ‘lut » le lundi matin, un « Hellooooooooooo » le vendredi matin. Pas dans une grosse agence. Jeudi matin, alors que je réussis l’exploit d’être à l’heure, je cherche à me faufiler quatre à quatre par l’escalier. C’est sans compter sur un poste hautement stratégique dont tu n’as pas idée dans une petite boîte : la dame de l’accueil. Et même, dans les grosses grosses boîtes, LES dames de l’accueil. Donc, ce jour-là, la dame des deux que je n’avais pas vue lors de mes précédents passages. « Heu, monsieur, vous êtes ? » Voilà, j’ai été bon pour ressortir le pedigree. Super entrée en matière, hein.
Après ça, j’ai eu envie de réconfort en ne m’infligeant pas les cinq étages à pied. Oui, le deuxième gros changement de ma vie, c’est de travailler au cinquième étage parce que ma cellule y crèche, juste en-dessous de la direction (la se-cla). Ça n’a pas l’air comme ça, mais prendre l’ascenseur lors de ton premier jour de travail, c’est plus stressant qu’un contrôle fiscal. De deux choses l’une : ou bien tu restes coincé, et question crédibilité, t’es bon pour ne pas aller au bout de ta période d’essai. Ou bien un collègue ou, pire, quelqu’un-qui-travaille-dans-le-même-groupe-que-toi-forcément-on-est-400 arrive à se glisser juste avant que les portes ne se referment. Si c’est une femme, tu peux au moins espérer qu’elle te dise « Quel étage ? » avec sa voix qui te fait quitter la terre ferme. Presque jamais, en fait. Cinq étages dans une cabine de 4 mètres carrés qui cahote toutes les cinq secondes, c’est très long. Pas vraiment en apesanteur, à ce moment-là…
C’est en m’asseyant à mon bureau que j’ai eu le troisième électrochoc de la grosse boîte : il existe un service informatique. Trop cool, je me suis dit les deux premières secondes. Ça, c’était avant que j’apprenne que j’aurai : 1, un ordinateur personnel à session unique et mot de passe ; 2, pour lequel je devrai faire une demande au service informatique via un Intranet pour installer des logiciels dessus ; 3, que, naturellement, en attendant de mettre en place la sécurité digne du Kremlin, je devrais tenter de travailler sur un portable de secours. Vu la lenteur de la machine, je crois bien l’avoir entendue crier au secours, elle aussi.
Pour sûr, passer dans une grosse agence, ça change sacrément !





10 commentaires
Bienvenue à la World Corp ! Dis donc Jules, tu nous as pas dit que tu as une tête bien pleine :B
Ah, fini de glander sur la machine du bureau aussi, donc, parce que BB will be watching you ?
(Sache que pour cette chanson de Caliméro de bon matin avec des ascenseurs dedans, et des ouhouhouhou, je te hais : elle ne veut pas ressortir !)
Pense à l’intéressement et à la participation …
2 morceaux pour se sortir Calogero de la tête :
http://www.youtube.com/watch?v=MH_rFKhdk1M
http://www.youtube.com/watch?v=eCsqd435R-g
Bon courage pour ta nouvelle vie !
@Kielut : Je comprends pas, mon livre de chevet c’est Marc Lévy.
@Nekkonezumi : Ah ben c’est sûr qu’il était là Big Brother… Cet après-midi, ma souris bougeait toute seule, quelqu’un pilotait mon ordinateur de l’intérieur !!
@Anna : Attends, j’ai oublié de parler du CE aussi !!!
@ADN : Merci ! (j’ai repêché ton commentaire au fond des toilettes, visiblement l’antispam aime pas Calogero)
Dis donc chouchou je savais pas ! Congrats ! On dej / goute demain ?!
@eamimi : En même temps, tu réponds pas à tes textos !
je réponds à tes textos sur ton bloug c’est autrement plus classe ….
Du coup on s’est pas vu hier :(