Lumix G : Shoot the Rules

Après quasi 2 mois de prise en main du Canon EOS 500D, faut que je te raconte quand même certaines mésaventures. C’est à dire que quand je pars en vadrouille quelque part avec l’objectif en bandoulière, y’a des choses qui défilent sous mes yeux l’air de me dire « Shoote-moi si tu peux ». Quand c’est de la vieille pierre, ça va : même après la pastilla au pigeon et le tajine d’agneau du corner marocain à côté de chez moi, j’arrive encore à courir plus vite qu’une baraque haussmannienne. Parfois, à l’inverse, y’a du truc qui circule vite, qui de la feuille qui tombe, qui du sourire qui naît, qui du vent bleu qui souffle (wé, je fais aussi du cliché conceptuel), et on assiste à la tragédie du photographe au Réflex : demander s’il te plaît à la feuille qui tombe de tomber moins vite parce qu’il faut régler la luminosité et l’ouverture, et si en plus il faut faire la mise au point sur un truc qui n’arrête pas de bouger, t’es gentil mais j’suis pas l’émir Vessel (?!?).
La prise de vue au Réflex, c’est comme lors des photos individuelles au collège : on ne comprenait pas pourquoi le mec prenait 3 minutes avant d’appuyer sur le clic en s’acharnant à s’assurer que la lumière pénétrait bien dans nos fossettes. C’est juste une question de débrouillardise avec la technologie. Mine de rien ça t’apprend aussi la diplomatie quand ton modèle s’impatiente quand tu veux faire du cliché joli, mais te colle limite un procès quand tu lui sors une photo certes prise dans l’instant et sans réglages, mais dégueulissime. N’est-ce pas, Rosalie ?
Tu l’auras pigé, Réflex et instantané, ça fait pas toujours bon ménage. C’est pour ça que des gammes intermédiaires entre l’APN et le Réflex ont été créées : les fonctionnalités du Réflex avec le poids et la taille (presque) de l’APN. Panasonic notamment s’est positionné sur le marché avec la gamme Lumix G. Pour l’occasion, le Collectif G s’est formé autour d’une idée révolutionnaire : révolutionner (ah non, je l’ai déjà dit) la créativité photographique. Poses, lieux, techniques, compositions : sur leur blog Shoot the Rules, les artistes-guerilleros mitraillent la rue et les « règles » de la photographie, afin de montrer que les appareils photo de la gamme ne procurent aucun obstacle à l’instantanéité et à la mobilité, sans rien sacrifier à la qualité des rendus.
Bon, de toute façon, à l’heure qu’il est, si je vous collais deux clichés pris par bibi l’un avec le Réflex, l’autre avec un Lumix, vous y verriez quetchi la différence tant je suis pas encore le Nicéphore Niepce du huitième art. Mais avec de l’entraînement, je vais y arriver un jour à faire du street-shooting sans faire un Yalta de l’ISO au préalable.







