Accueil » How to seduce a lady CSP+ ?

Sophia

20 novembre 2009 13 commentaires

Fut un temps sur ce blog, avant que la bise ne fut venue (pendant qu’on chantait tout l’été quoi), on lisait quelques astuces pour choper de la CSP+. Mais il faut que je vous entretienne, les amis, de comment jadis, sous le Second Empire, j’ai séduit une CSP+. Et par la même occasion, ce billet se transformera aussi en : « Comment j’ai été un toyboy ». C’est que, en ce moment, le sujet semble inspirer la blogosphère. Alors on se prépare, les prochaines semaines qui vont suivre, à ingurgiter sa dose d’Anna Gavalda version Vélib’.

Savoir quand
c’est plié

Pour choper de la CSP+ comme pour choper la random girl, il faut savoir trouver le point où l’on passe de l’océan d’incertitude à l’autoroute en roue libre. Il faudra faire gaffe aux nids de poules en tous genres, aux flaques d’huile et aux queues de poissons des autres automobilistes au sourire bright pour ne pas se planter dans le ravin, mais si vous êtes sur la terre ferme, c’est que globalement vous avez été un bon pilote jusque là. En clair, après le point, les signaux sont au beau fixe : il suffira de jouer la partition pour atteindre la cible.

La CSP+ — qu’on appellera Sophia — je l’ai rencontrée dans un cadre un peu spécial : pas vraiment professionnel, mais pas vraiment informel non plus, un mélange des deux qui dès le départ te fait danser le sirtaki : on se lâche ou on se tient ? (rappelle-toi que c’est en soirée que la CSP+ est la plus disponible) Or donc, les grandes soirées t’obligent à enfiler sur ton collier relationnel des perles et des perles de bribes de conversations au hasard que tu te retrouves le regard coincé dans celui de l’autre plus de deux secondes. Une espèce de regard gêné qui te pousse au final à briser la glace, parce que bon, on va pas se regarder en chiens de faïence pendant trois plombes.

Et c’est comme ça que fut prononcée la première parole.

On n’a pas vraiment parlé, tout juste fait connaissance. Aussi attirante qu’elle était, ce n’était qu’une personne parmi d’autres. Enfin, presque…

On s’est revus tout à fait par hasard quelques mois plus tard dans une autre soirée de plusieurs centaines de personnes. Appuyés contre un pilier, on a comblé ces mois de silence en faisant le point sur ce que nous étions devenus. Curieusement, j’avais rompu la veille d’une histoire assez étrange, qui avait duré plusieurs mois mais où je m’ennuyais profondément : et il a fallu qu’elle demande candidement comment se portaient mes amours.

Il n’y a rien de plus vulnérable qu’une femme qui se rend compte qu’elle a gaffé par inadvertance. Elle se confond en excuses entre deux rires gênés avant de tout balayer d’un revers de brushing en relativisant. Mais c’est dans cette faille qu’il se passe quelque chose, comme un fugace rai de lumière. La honte, c’est un peu cette porte entrebâillée sur ton tréfonds, sur tes pensées les plus intimes, c’est la nudité malencontreuse dont tu te demandes si tu ne l’as pas inconsciemment cherchée.

Toujours est-il qu’après cette scène qui dans Les Feux de l’Amour aurait été suivie de la coupure pub — avec les spots sur les serviettes contre les fuites urinaires —, j’ai préféré prendre congé, au plaisir de la croiser de nouveau plus tard dans la soirée. Ça ne m’avait pas vraiment marqué, et de toute façon je n’avais pas résolu de m’attarder trop longtemps avec elle. Pourtant, dans les heures qui ont suivi, j’ai repensé à ce hasard-qui-n’en-était-pas-vraiment-un. Je sentais que sa question, sans être non plus éloquente, n’était pas dénuée de sens caché. Pour en avoir le cœur net, je l’ai textée :

« Il fait chaud ici, on se retrouve dehors avec un verre ? »

« Oups, je suis partie… »

« On avait dit qu’on se dirait au revoir, quelle insolence ! »

« J’ai profité d’un moyen de locomotion… Je suis confuse »

Je n’ai pas réfléchi bien longtemps après ça. Il y avait foule d’indices assez probants : le ton, la contrition surjouée, sa voix pleine de pièces d’argent… J’ai répondu immédiatement :

« On règlera ça autour d’un déjeuner ou d’un dîner »

« Avec plaisir. Bonne nuit »

Très bientôt, on verra le deuxième épisode.

BlogBang

Ça beugle vachement là-dedans ! (13)

  • Marion

    Roh la la. La suiteeeeeeeeeeee

  • Nekkonezumi

    La voix des pièces d’argent en peau de panthère.
    Trop de romance, trop, je suis ébouriffée (ou c’est le réveil?)

  • Jukurpa

    c’est aussi beau qu’une centrale atomique dans le brouillard matinal (oui en province, faut savoir se contenter de peu question poésie)

    Par contre ses coupures pub entre deux épisodes, c’est râlant. A quand Uberparisians intégré au service public (et même déclaré d’utilité publique devrai je dire).

  • Coriolis

    Han ! Il s’est passé quoi après ?

  • Une blonde dans la ville

    Quand même… Des fois je me dis que la vie des hommes est plus éprouvante que la notre. Et après on osera prétendre que les mecs ne décryptent pas les signaux et les petits indices ? Quelle blague.

    La suite, la suite, la suite !!!

  • Jules (author)

    @Marion : Patience.

    @Nekkonezumi : Pourtant, tu as le poil capillaire court !

    @Jukurpa : Et on le case avant ou après Motus ?

    @Coriolis : Après, je suis rentré chez moi (haha).

    @Blondie : C’est parce que j’avais téléchargé l’appli iPhone « iSign » qui décrypte les humeurs féminines.

  • matskvg

    Le suspens insoutenable =/ Apprends moi.

    Je parie sur un déjeuner et non pas un diner. J’ai bon ?

  • Madame Kévin

    Je parie qu’il va y avoir une autre péripétie avant le déjeuner ou le diner.

  • Jules (author)

    @Matskvg : Pour ça, il faut que tu t’inscrives à mon séminaire de séduction, 350€ la journée avec coaching personnalisé.

    @Madame Kévin : Tu ne crois pas si bien dire…

  • miss400

    barbara cartland, sors du corps de jules

  • Anna

    C’est que tu nous laisses sur notre faim (!) bordel

  • Sophia, la suite | Überparisians | Jules' so chic Paris notebook

    [...] quelques jours, on parlait de la première rencontre avec Sophia, la CSP+ trentenaire qui filait à l’anglaise. Mais on avait réussi à imposer un déjeuner [...]

  • Sophia, le retour | Überparisians | #JulesUberPartout

    [...] — Eviter les canards #1 — Savoir quand c’est plié [...]

Vas-y, cause dans le post(e) !