Elegance Academy #6 — Love at first poke ?

Aujourd’hui, c’est lundi, c’est reparti pour l’Elégance Academy.

[Faudrait sacrément que je retravaille mes intro là, je peux pas demander à mon blog de faire un malaise lipothymique toutes les semaines pour pimenter ces billets ! Je vais essayer de lancer ma souris comme Philippe Risoli]

Cette semaine, on va causer Facebook. Et plus précisément : comment ne pas flinguer son dur labeur de séduction sur Facebook ? Car c’est bien joli d’aimer ces bidules de geeks, mais Facebook, précisément, ça ne devient plus du tout geek maintenant que la France entière câblée et réseautée fait du clic-clic sur son profil quand elle rentre des courses. Et puis, contrairement à ce qu’on pourrait croire, Facebook n’est pas peuplée par des hordes enbiactolées d’adolescents en rut maltraitant à longueur de journée l’orthographe.

Tu t’en rendras vite compte, Facebook est un vrai parcours du combattant pour ne pas sombrer dans la lose de la drague. Voici une petite liste des embûches terribles qui t’attendent sur le long (et dur) chemin du versant 2.0 de la séduction de la CSP+.

Contexte : Martin, 31 ans, chef de pub dans une agence parisienne, a rencontré la CSP+ de ses rêves au Mama Shelter de Paris.

La friend request : Martin connaît son nom qu’il a griffonné sur son Moleskine, il l’a tapé sur le moteur de recherche de Twitter, et il est tombé sur un profil bloqué. Il va pour la requester, mais se ravise. Je ne veux pas passer pour un affamé, qu’il se dit en se creusant la tête. Peut-être, mais c’est un passage obligé : la CSP+ est une femme, et en tant que femme elle ne l’ajoutera pas en ami. Alors, entre la peste et le choléra, Martin doit choisir la grippe [qué].

Le profil de la CSP+ sur Facebook : Martin a tout de suite un choc émotionnel quand elle accepte sa friend request. QUOI ? La CSP+ n’a que 120 amis qui semble tous aussi jeunes et beaux qu’elle ? Eh oui, mais c’est normal, la CSP+ se sert de Facebook uniquement avec des gens qu’elle connaît dans la vraie vie. Contrairement à ses congénères un peu poufs du web, elle ne fait pas la course à qui aura le plus grand nombre d’amis-pas-vraiment-amis, et n’ajoute pas non plus ceux qu’elle n’a vu qu’une fois en vrai. Quand il a compris ça, Martin a comme une bouffée de chaleur que son ventilateur so technogeek branché sur la prise USB de son MacBook parvient à peine à dissiper : elle l’a laissé pénétrer dans son antre.

Profil clean (profil bis) : Quand il consulte le profil de sa CSP+, Martin voit des photos de soirée, des photos lors d’un mariage, des photos dans Paris, des conversations en wall-to-wall, des like à foison, et 4 fan pages. ET C’EST TOUT. Où sont-ils les Guerre des Gangs, les Friends for Sale, les Sheep, les groupes débiles et la fan page « Se réveiller dans les bras de son amoureux » ? Se servirait-elle de Facebook de manière intelligente ?

Violing or not the intimacy (profil ter) : Martin est tout de suite tenté de jouer décontracté en postant un commentaire sous une photo où sa CSP+ pose avec un stetson, des Jackie Ooh et un Cosmo dans la main. C’est une grossière erreur : il se fera rembarrer par un cinglant « On n’a pas garé les Vespa ensemble ». Oui, sur Facebook, la CSP+ n’aime pas les gens qui s’imaginent être amis tout ça parce qu’ils font partie de ses friends. Alors Martin se fera fort de garder ce principe en tête : il ne commentera que sur des photos, situations, ou private jokes, qu’il comprend ou dont il aura fait partie, sinon il s’abstiendra.

La menace du tag : C’est bien beau de regarder le profil Facebook de sa target à 50K boules annuels, mais pendant ce temps rien ne dit à Martin que sa CSP+ ne regarde pas son profil. Et s’il n’y prête pas garde (avoue), voilà ce que lira sa CSP+ : de la dragouille avec 8 filles simultanément, des passions inavouables telles que « Sailor Moon » ou « J’ai fait du Vélib’ bourré », et un joli cliché d’un fessier flasque lors d’une soirée arrosée. Et immédiatement elle clique sur « Remove friend ». Martin, honteux et confus, jura mais un peu tard, qu’on ne l’y prendrait plus.

Poke me I’m famous ? Non, vraiment pas. Même pas pour rire. Même pas en ripant sur sa souris. Même pas du tout

Message personnel : Et si tu crois un jour que tu m’aimes, n’attends pas un jour pas une semaine… Et pourtant si ! Si Martin a bien respecté la règle des 3-4 jours de latence entre sa première rencontre avec la CSP+ et le friend requesting, il doit poursuivre en ne se jetant pas non plus sur sa boîte privée pour continuer à draguer par claviers interposés. Et que lui dire, à sa CSP+, de toute façon ? S’il n’a pas son numéro, il lui proposera un second rendez-vous. S’il l’a, pourquoi passer par Facebook quand on peut téléphoner ?

Au final, Martin arrivera très vite à la conclusion : Facebook, c’est bien, mais ça n’est d’aucune aide pour séduire la CSP+. Ça reste un réseau social, avec une logique d’environnement bien marqué pour elle (pardon pour la phrase intello, je vais aller me laver les yeux devant Secret Story).

La semaine prochaine, on parle de la concurrence libre et non faussée !

pagerule

Previously on Elegance Academy :

#5 — Tenter une approche
#4 — La CSP+ dans son milieu naturel
#3 — The matchmaking theory
#2 — Comment ne pas être un douchebag
#1 — On pose les bases

Vous pouvez également devenir fan sur ou me suivre sur
BlogBang

5 commentaires

  • 1
    17 août 2009 - 20 h 22 min | Permalink

    Bon, moi je suis faceboucless, en revanche tu me rappelles cette règle des 3 jours là …
    http://www.dailymotion.com/video/x94ews_3-days-rule_fun

  • 2
    17 août 2009 - 21 h 16 min | Permalink

    @Nekkonezumi : Je n’y avais pas pensé en écrivant l’article, mais c’est tout à fait ça !

  • 3
    17 août 2009 - 22 h 12 min | Permalink

    C’est vraiment super cet article ! Et tellement vrai ! Et j’ai adoré, mais alors adoré, la vidéo. Bon, trêves d’éloges, mais bravo quand même.

  • 4
    17 août 2009 - 22 h 28 min | Permalink

    @Frantztz : Comme je ne vends pas les séances d’Elégance Academy à 8 000 boules comme Sébastien Night, je peux au moins dire la vérité.

  • Poster votre commentaire

    Votre adresse email ne sera pas publiée Les champs obligatoires sont indiqués avec *

    *

    Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>